Le retrait des néonicotinoïdes sur betteraves, couplé à la pullulation de pucerons verts, a donné lieu en 2020 à de très fortes pressions de viroses. Il s’agirait ainsi d’une des plus mauvaises récoltes depuis 30 ans. Alors qu’une dérogation pour utiliser les néonicotinödes sur semences de betteraves vient d’être accordée et devrait être valable pour les trois années à venir, il est plus que nécessaire de trouver des alternatives à ces insecticides.

Le plan national de recherche et innovation a, dans ce cadre, été présenté en septembre dernier au ministre de l’Agriculture par l’Inrae et l’ITB (Institut technique de la betterave), déjà mobilisés depuis plusieurs années sur le sujet. Parmi les quatre grands axes de ce plan, une réflexion est menée à l’échelle des paysages pour limiter l’arrivée des pucerons sur les parcelles (effet répulsif notamment) et augmenter la régulation par les auxiliaires. Il s’agira d’augmenter la mosaïque des paysages. Une modification qui pourrait bénéficier notamment à d’autres cultures, qui peuvent elles aussi être sensibles à des viroses véhiculées par des pucerons (céréales, colza…).