Le fonds d'investissement PAI, qui souhaite céder sa participation de 50 % dans Yoplait, a confirmé avoir reçu neuf offres, mais le repreneur n'a pas encore été choisi et devrait être désigné à la fin de mars, a assuré un porte-parole de PAI, dans la nuit de mardi à mercredi.

« A ce jour, nous avons reçu neuf offres pour reprendre la participation de 50 % de PAI dans Yoplait », a précisé le porte-parole. Mais il reste encore à les « hiérarchiser parce qu'elles répondent à des projets industriels et financiers différents », a-t-il expliqué.

« Un travail d'analyse fondé sur plusieurs critères sera mené dans les jours qui viennent pour déterminer les meilleures offres », a-t-il ajouté. Le critère financier ne sera pas le seul pris en compte, a-t-il affirmé, citant également le management, l'emploi, la trésorerie et le projet industriel.

Lundi, le gouvernement français a dit suivre le dossier Yoplait par souci de préserver les intérêts des producteurs de lait.

Le groupe Lactalis a annoncé de son côté, lundi, avoir déposé une nouvelle offre pour le rachat, cette fois, de la seule participation de PAI dans Yoplait, l'autre moitié du capital étant détenue par la coopérative Sodiaal.

Parmi les autres candidats à la reprise de Yoplait, numéro deux mondial des produits laitiers frais, figurent de grands groupes mondiaux, comme le suisse Nestlé ou l'américain General Mills.

Les informations de presse, « qui laissent à penser que le candidat a déjà été choisi sur la seule base du prix, sont inexactes et partielles et nous les démentons fermement », a déclaré le porte-parole de PAI.

Il a toutefois reconnu que le groupe chinois Bright Food, cité par Le Figaro comme ayant fait l'offre la plus élevée, faisait partie des candidats.

« Selon des sources concordantes, l'offre la plus élevée provient du chinois Bright Food, valorisant Yoplait aux alentours de 1,7 milliard d'euros », selon Le Figaro paru mercredi.

Lactalis a souhaité mercredi discuter « en partenaire » avec Sodiaal de son offre de reprise d'une partie de Yoplait. « Lactalis est conscient que Sodiaal est un partenaire dans le développement de Yoplait », a indiqué un porte-parole de Lactalis. Selon lui, « il y a un vrai enjeu. C'est important de discuter de ce projet de développement en total accord avec Sodiaal ».

Les projets de reprise « doivent permettre au management de Yoplait de consolider ses parts de marché dans les pays où le groupe est déjà fort, et notamment en France », a déclaré PAI dans un communiqué commun avec la coopérative laitière Sodiaal, qui détient l'autre moitié du groupe.

Ils doivent également permettre, ajoutent-ils, « d'optimiser son développement international, (...) d'accélérer son développement dans les régions où le groupe n'est pas ou est peu présent et, en particulier, les pays émergents et les régions à fort potentiel (Chine, Inde, Amérique latine) ».

PAI et Sodiaal affirment que la structure proposée aux acquéreurs potentiels, « en pérennisant le rôle clé de Sodiaal au sein du capital de Yoplait, garantit l'ancrage français du groupe ».

Cette structure prévoit notamment « une dissociation de la société d'exploitation et de la société détentrice des marques, Sodiaal conservant le co-contrôle de la société détentrice des marques et restant un actionnaire de référence de la société opérationnelle », soulignent PAI et Sodiaal.

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