Selon une note de conjoncture Agreste publiée le 2 février par le ministère de l’Agriculture, les abattages de poulets (80 % des abattages de volailles) reculent de 3 % en têtes et de 1,8 % en poids. Ceux de canards se replient de 14 % en têtes et 16 % en poids, faisant suite à l’épidémie de grippe aviaire. De leur côté, les abattages de dindes baissent de 0,8 % en têtes, mais progressent de 3,1 % en téc, conséquence d’une augmentation du poids moyen à la suite de retards d’enlèvements.

Au cours des neuf premiers mois de 2016, la production de volailles de chair est quasi stable par rapport à 2015. La situation varie selon l’espèce : production en repli de 1 % pour le poulet, en progression pour la dinde (+ 5 %) et en forte baisse pour le canard (–12 %).

Dans le même temps, la consommation de viandes de volailles a augmenté de 3,5 %. Elle progresse pour le poulet et la dinde (+5 %), mais recule pour le canard (–11 %).

En novembre, les mises en place de poussins de poulets de chair sont quasi stables. Celles de dindonneaux se replient fortement : –21 %. À l’inverse, les mises en place de canetons progressent de 13 %.

Augmentation du déficit commercial

Au mois de novembre, les exportations totales de viandes et préparations de volailles (29 % de la production) baissent de 14 % (23 % pour le poulet). Les importations progressent de 10 %.

Au cours des neuf premiers mois de 2016, le déficit commercial des viandes de poulet a plus que doublé en glissement annuel (–10 % pour les exportations et +3,1 % pour les importations).

Progression de la mise en place des poulettes de ponte en 2016

Au cours des neuf premiers mois de 2016, la production totale d’œufs de consommation est en baisse (– 2,9 %) par rapport à la même période en 2015.

Les mises en place de poulettes de ponte d’œufs de consommation se replient de 5,5 % au mois de novembre en glissement annuel, mais progressent de plus de 5 % en cumul depuis le début de 2016.

La production d’œufs pourrait augmenter de 4 % pour le mois de mars 2017, en glissement annuel. Pour le premier trimestre de 2017, la hausse pourrait atteindre 3,7 % en cumul.

En décembre, le prix à la production de l’œuf progresse de 20 % en glissement annuel et de 14 % par rapport à la moyenne quinquennale.