Abattages. En mai 2017, les tonnages de poulets baissent de 5 % par rapport à mai 2016 et ceux de dindes de 10 %, indique la note Agreste. Conséquence des perturbations à la suite des crises d’influenza aviaire, les abattages de canards à gaver augmentent de 65 % par rapport à mai 2015. Au total, les abattages de volailles se replient de 5 % en têtes et de 2,7 % en poids.

Production. En avril 2017, les mises en place de poussins sont en baisse de 6 % pour les poussins de poulets de chair et de 5 % pour les dindonneaux. De leur côté, les mises en place de canetons sont en hausse de 14 %, à relativiser par rapport à un mois d’avril 2016 en fort repli. La production de volailles serait quasi stable par rapport à 2016.

Au premier trimestre, la production indigène de volailles de chair toutes espèces confondues serait quasi stable par rapport à 2016, à 440 000 tonnes-équivalent carcasse (tec). L’évolution varie selon l’espèce : légère hausse pour le poulet (+2,1 %), en repli pour la dinde (–4 %) et en forte baisse pour le canard (–20 %), très impacté par l’influenza aviaire.

Hausse de la production d’oeufs

Commerce extérieur. En avril, le déficit du commerce extérieur de viandes et préparations de poulet reste négatif en volume et s’est même creusé. Les exportations totales de viandes et préparations de volailles sont stables en glissement annuel, alors que les importations se replient de 4,1 %. La viande de poulet continue de baisser : –3,2 % en un an, soit 1 000 tec, dont 200 tec de moins vers l’UE et 800 tec de moins vers les pays tiers. Le repli est de 1 100 tec vers le Moyen-Orient. De leur côté, les importations de viande de poulet sont quasi stables à –0,7 %, soit 300 tec de moins depuis les pays tiers.

Au premier trimestre, le solde du commerce extérieur se creuse en volume (97 milliers de tec exportées contre 136 milliers de tec importées). Pour le poulet, les importations se réduisent de plus de 5 % par rapport au premier trimestre 2016, soit 5 300 tec de moins (+1 000 tec vers l’Union européenne mais –6 300 tec vers le Moyen-Orient). Dans le même temps, les importations progressent de plus de 5 %, soit +7 000 tec (+9 000 tec depuis l’Union européenne et –2 000 tec depuis les pays tiers, notamment depuis le Brésil (–1 400 tec)).

Prix. Dans la même tendance depuis le début de l’année, les cours à la production du poulet et de la dinde sont en retrait de plus de 2 % par rapport à 2016, et de près de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale 2012-2016.

Œufs de consommation. La production d’œufs de consommation du premier trimestre de 2017 est en hausse de 3,4 %. La prévision de production pour le mois d’août 2017 anticipe une augmentation de 5,6 % en glissement annuel et de 5,3 % en cumul sur les huit premiers mois, malgré un repli des mises en place de poulettes de ponte. En mai, le prix à la production des œufs progresse de 48 % par rapport au bas niveau de mai 2016 et de 21 % par rapport à la moyenne quinquennale 2012-2016.