Production. Au premier semestre de 2017, le taux de croissance était de +0,6 % par rapport au premier semestre de 2016. Et le rythme devrait s’accélérer au deuxième semestre, reflétant le niveau élevé des mises en place de poussins au cours des derniers mois. Sur l’ensemble de l’année 2017, la production devrait augmenter de 1,3 % par rapport à 2016. En 2018, la Commission estime que la croissance de la production devrait continuer à ralentir, à +1,2 %.

Une baisse chez les principaux producteurs

« L’épidémie de grippe aviaire a eu une incidence sur la production et le commerce de l’UE, même si la maladie se déplace vers d’autres continents », souligne le rapport de Bruxelles. La production a diminué dans la plupart des principaux producteurs de l’UE au premier semestre de 2017 : les Pays-Bas (–2,8 %), la France (–1,7 %), l’Allemagne (–1,5 %), l’Italie (–1,2 %) et l’Espagne (–0,3 %). Ce n’est pas le cas pour la Pologne, premier producteur européen, qui se rétablit rapidement, avec un gain de production de près de 4 % au premier semestre. Le Royaume-Uni a lui aussi augmenté sa production.

Prix. En juin, les prix des poulets ont dépassé les niveaux de 2016, à 183 €/100 kg. « Depuis, les prix hebdomadaires sont restés dans cette fourchette, nettement supérieurs aux prix de l’année dernière », constate Bruxelles. L’écart avec les prix brésiliens (autour de 89 €/100 kg) reste élevé. En revanche, les prix américains ont dépassé les prix européens en mai, avant de rechuter en août à 160 €, mettant sous pression les exportations européennes.

Recul des exportations

Exportations. Les exportations européennes sont stables entre janvier et juillet 2017, malgré les interdictions sanitaires (liées à la grippe aviaire) imposées par certains partenaires commerciaux, comme l’Afrique du Sud, les Philippines et l’Arabie Saoudite. Elles ont néanmoins été compensées par de nouvelles destinations : principalement Hong Kong et l’Ukraine, mais aussi des pays africains (Ghana, Bénin, RDC et Gabon).

Sur l’ensemble de l’année, Bruxelles prévoit un léger recul des exportations de l’UE (–0,5 %), avant de se redresser en 2018 – si les interdictions sont finalement levées…

Importations. Les importations européennes de volailles diminuent depuis le début de l’année. Le recul devrait atteindre 6 % en 2017, avant de repartir à la hausse (+4 %) en 2018. « Ces baisses ont concerné les deux principaux exportateurs de volailles vers l’UE, le Brésil et la Thaïlande, mais pour des raisons très différentes : le Brésil est aux prises avec les conséquences du scandale de la viande avariée, alors que la Thaïlande favorise d’autres destinations asiatiques », explique Bruxelles. En revanche, l’Ukraine a considérablement accru ses expéditions vers l’UE (+80 %).

E.C.