Viande de volailles

En mai 2016, les abattages de volailles se replient en tonnes (-2,8 % en glissement annuel) et sont stables en têtes, selon un bilan d’Agreste, publié le 1er juillet 2016. Les volumes de poulets et de dindes augmentent alors que ceux de canards sont en fort repli, puisqu’ils accusent un recul d’un tiers par rapport à mai 2015. Pour les canards à gaver, le recul est de 70 %. C’est la conséquence des mesures d’abattage total mises en place entre le 18 janvier et le 16 mai dans le Sud-Ouest, à la suite de cas d’influenza aviaire.

Au premier trimestre de 2016 en revanche, la production de volailles progresserait de 0,8 % pour dépasser les 440 000 tec, faisant suite notamment à l’augmentation de la production de dindes. « La situation varie selon l’espèce : production stable pour le poulet, en progression pour la dinde et en baisse pour le canard (à rôtir et à gaver) », souligne Agreste.

Dans le même temps, la consommation de viandes de volailles augmenterait de plus de 2 %. Elle progresserait pour le poulet et la dinde, mais serait en baisse pour le canard.

Sur cette même période, le commerce extérieur de viandes et préparations de volailles est négatif en volume (129 000 tec exportées contre 145 000 tec importées). En avril, les exportations sont en repli de près de 20 % par rapport à avril 2015 sous l’effet des baisses importantes des ventes dans les trois espèces principales : -22 % pour le poulet, -8 % pour la dinde et -11 % pour le canard. Les importations se replient également (-2,6 %). La situation est contrastée en fonction des espèces : -3,2 % pour le poulet, -10 % pour le canard, mais +6 % pour la dinde.

Œufs

La production d’œufs de consommation est en légère baisse au premier trimestre, à -1,1 % par rapport à 2015. Les prévisions pour les huit premiers mois de l’année tablent sur un repli. En revanche, les mises en place de poulettes de ponte sont en hausse de 8 % en avril, en glissement annuel.

Le prix à la production des œufs est en baisse en mai, de -10 % en glissement annuel et de -17 % par rapport à la moyenne quinquennale. Ce retrait « fait suite notamment à une concurrence renforcée sur les marchés européen et mondial, analyse Agreste.

E.C.