Reçue, jeudi 28 juin, par les ministres de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, la CFDT a « réaffirmé son souhait d'un plan de reprise globale du groupe ».

« Le démantèlement des activités et des sites serait fatalement lourd de conséquences pour l'avenir de l'emploi et pour l'avenir de la filière avicole », font valoir la Fédération générale agroalimentaire (FGA-CFDT) et CFDT Bretagne dans un communiqué diffusé vendredi.

Par ailleurs, « la CFDT exprime ses inquiétudes sur l'état de vétusté de certains outils, le manque de visibilité globale, notamment concernant le plan de charge des outils ».

« L'annonce de mise en vente des sites par l'administrateur judiciaire laisse aux opérateurs industriels jusqu'au 2 juillet le choix de se manifester, délai jugé trop court pour certains, mais cela s'explique par la nécessité de réagir très vite, répond le ministre, monsieur Le Foll. La situation financière actuelle de Doux oblige des prises de positions rapides, d'après le ministère », indique le communiqué.

Pour la CFDT, « si réagir rapidement est effectivement nécessaire, elle demande à ce qu'une réelle réflexion d'ensemble soit incluse aux conditions de reprise, notamment la sécurisation de l'emploi, la formation, dans le cadre d'un projet industriel pour chaque activité ».

« Les ministres de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire se sont montrés attentifs à nos remarques. Ils confirment leur investissement sur ce dossier, et affirment qu'ils mettent tout en oeuvre pour trouver des solutions industrielles favorables à l'emploi et à la filière. »

« Les salariés attendent des réponses rapides et crédibles : ils l'exprimeront à nouveau ce samedi à Vannes avec le soutien de la CFDT. »

Lire également :