Le tribunal de commerce de Quimper a choisi l'offre de Saria pour la reprise de l'entreprise Stanven (22 salariés), usine de dérivés alimentaires appartenant à Doux. L'entreprise Doux disposera ainsi de 19 millions de cash (sur une vente à 22 millions) pour faire face au quotidien. Les administrateurs judiciaires ont décidé d'organiser la cession du groupe Doux. La date limite du dépôt d'offres de rachat est fixée au 2 juillet.

Selon un des administrateurs judiciaires nommés après le dépôt de bilan et présents au tribunal ce mardi, l'entreprise nécessite chaque jour entre 2,5 à 3 millions pour faire face.

Ces administrateurs ont décidé d'organiser la cession du groupe Doux. La date limite du dépôt d'offres de rachat est fixée au 2 juillet. Michel Morin, vice-président de la Région Bretagne, disponible en permanence sur ce dossier, « espère une offre globale ou au plus deux offres juxtaposées. Notre priorité, c'est que le centre de décision reste en Bretagne. Depuis que la phase de cession a été enclenchée en fin de semaine dernière, nous sommes passés de la gestion du passé à la construction de l'avenir ».

Quant aux syndicalistes, ils réclament un projet de reprise global de l'activité. « Les usines s'autoalimentent entre elles », rappelle Jean-Luc Guillard, de la CFDT. Selon lui, le début de l'aventure brésilienne en 2000 a été le début des ennuis. « Le plus désolant, c'est que le marché est là », explique-t-il. Vendredi prochain aura lieu le prochain comité central d'entreprise.

L'annonce de la vente du groupe Doux a déstabilisé encore un peu plus les aviculteurs. En Bretagne, ils demandent aux pouvoirs publics de « réaliser les réquisitions nécessaires pour le fonctionnement des élevages : en cause, la qualité des aliments livrés et les exigences des fournisseurs de gaz ». Selon la FDSEA des Cotes-d'Armor et de JA 22, ces troubles empêchent les producteurs de « garantir la pérennité de la production et honorer les commandes des clients qui sont bien présentes ».

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M.-G.M.