« On est entre 8 et 12 % de surfaces de vigne en bio dans le monde, et entre 3 et 5 % de la production de vin qui est bio », a déclaré Jean-Marie Aurand. Le reste étant destiné au raisin de table bio ou autres usages alimentaires. En 2019, l’OIV réalisera une étude spécifique sur les vins bio dans le monde, a précisé M. Aurand.

Les vignobles mondiaux et européens restent stables

Au total, l’an passé, la planète comptait 7,6 millions d’hectares de vignes, une quasi-stabilité par rapport à 2016, selon l’OIV. Par grande région du monde, le vignoble européen a tendance à se stabiliser, à 3,3 millions d’hectares en 2017, soit un recul de 5 600 hectares par rapport à 2016, inférieur à celui des années précédentes.

En Italie, on assiste à une extension des surfaces de vignobles, à 695 000 hectares en 2017 contre 690 000 en 2016 et 682 000 en 2015. M. Aurand a particulièrement noté l’arrêt de la baisse des vignobles en France (787 000 hectares en 2017 contre 786 000 en 2016), en Roumanie (191 000 hectares en 2016 et en 2017), Allemagne (102 000 hectares en 2016 et 2017) et récemment en Grèce (106 000 hectares en 2017 contre 105 000 ha en 2016).

Baisse des surfaces en Espagne, Portugal, Turquie et Afrique du Sud

En revanche, les surfaces viticoles continuent de baisser en Espagne (967 000 hectares en 2017 contre 975 000 en 2016) et au Portugal (194 000 contre 195 000).

Hors Europe, l’OIV note qu’après dix ans de forte progression, la croissance du vignoble chinois (870 000 hectares en 2017), deuxième du monde derrière l’Espagne, a tendance à ralentir. Le vignoble turc pour sa part continue son ralentissement, à 448 000 hectares (–19,7 % par rapport à 2016).

Victime de la sécheresse, le vignoble de l’Afrique du Sud, premier vignoble africain, baisse aussi, vraisemblablement avec des arrachages de vignes. Les surfaces totales sont passées à 125 000 hectares en 2017 contre 129 000 hectares en 2016, et 132 000 en 2014.

AFP