Les intempéries du printemps ont entraîné des dégâts sur certaines cultures, mais elles auraient favorisé la vigne. Dans sa dernière note, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) note que « les réserves hydriques des sols sont excédentaires dans la plupart des bassins viticoles ». Pour le ministère, ces conditions permettraient, en l’absence de nouvelles surprises d’ici à la récolte, d’atteindre dans la plupart des régions « le plein potentiel viticole ».

Retour à la normale après 2017 ?

La nouvelle campagne permettrait de collecter 46,8 millions d’hectolitres de vin, soit une augmentation de près de 30 % observée par rapport à la campagne précédente et de 7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Comme le rappelle le ministère, l’année 2017 avait été « affectée par le gel et la sécheresse ».

L’augmentation du volume ne doit donc pas être interprétée comme une récolte exceptionnelle, mais bien comme un retour à des niveaux de productions proches de la normale.

Mildiou sous contrôle

Les conditions orageuses du début du printemps ont favorisé le développement du mildiou comme des autres champignons pathogènes. Les sécheresses de juin ont cependant ralenti ce phénomène, et la situation semble stabilisée dans la plupart des régions.

Dans le Sud-Est toutefois, la maladie a fait des dégâts plus importants, et des pertes sont attendues. Le volume de production devrait y être inférieur à la moyenne.

Au 13 juillet, dans la plupart des régions, la vigne était en avance de deux à trois semaines.

Ivan Logvenoff