Une bonne campagne, mais pas deux ! Comme le souligne le ministère dans sa dernière note de conjoncture mise en ligne le 27 août 2019 sur le secteur, « la récolte viticole de 2019 serait inférieure de 12 % à celle de 2018, qui avait bénéficié de conditions climatiques favorables à la floraison ».

La production aurait été affectée par les épisodes caniculaires, et les orages. Seule cause de réjouissance, « les conditions de l’été (températures élevées et stress hydrique) ont jusqu’à ce jour contenu le développement des maladies ».

Disparités régionales

La production jurassienne accuse la baisse la plus marquée, en raison d’un épisode sévère de gel. Avec une diminution de volume de 46 %, le ministère estime la production totale pour 2019 à 45 000 hl.

Le Beaujolais subirait, quant à lui, une baisse de 12 % de son volume par rapport à la moyenne quinquennale, face aux orages de la nuit du 18 au 19 août, qui « ont occasionné des pertes dans le secteur du Rhône ».

Le Roussillon, la plus grande zone productrice, devrait voir son volume diminuer de 4 % par rapport à la moyenne, pour atteindre 11,9 millions d’hectolitres. Les autres grands bassins subissent eux aussi des pertes limitées par rapport à la moyenne, comme la Charente (–7 %), le Sud-Est (–1 %) ou encore le Bordelais (–3 %).

Ivan Logvenoff