Dans un communiqué du 7 avril 2016, le conseil spécialisé pour la filière des ruminants et équidés de FranceAgriMer revient sur les différents points abordés en réunion le 5 avril.

FranceAgriMer dresse un bilan au 31 mars des aides versées dans le cadre du plan de soutien à l’élevage et du fonds d’allègement des charges pour les éleveurs. « Le premier fonds d’allègement des charges, spécifique au secteur bovin, a été mis en œuvre en juin 2015 jusqu’à la fin d’août, rappelle le communiqué. Plus de 1 200 éleveurs ont bénéficié de cette mesure pour un montant de 3,6 millions d’euros. Un second fonds d’allègement des charges lui a succédé à partir de la mi-août jusqu’au 31 décembre 2015 pour toutes les filières d’élevage. »

FranceAgriMer estime que près de 45 000 dossiers ont été retenus en DDT au titre des 154 M€ apportés par l’État, dont 13 400 dans la filière de bovins à viande et 1 300 en ovins et caprins. « Au 31 mars, plus de 33 000 dossiers sont payés ou en cours de paiement pour un montant de près de 120 millions d’euros, parmi lesquels près de 13 000 éleveurs de bovins pour 34 M€ et près de 1 000 éleveurs d’ovins et caprins pour plus de 2 M€ », calcule FranceAgriMer.

Des indemnisations à venir pour la FCO

À l’ordre du jour également : la publication prochaine des modalités d’indemnisation des commerçants et marchés aux bestiaux au titre de la fièvre catarrhale ovine (FCO). « En application des orientations décidées par le ministre à cet égard, une décision du directeur général de FranceAgriMer sera prochainement publiée au BO-Agri concernant l’indemnisation partielle des pertes subies par ces opérateurs, indique FranceAgriMer. Cette mesure est dotée d’un budget de 4 millions d’euros. »

Le conseil spécialisé s’est aussi penché sur les conséquences de la découverte d’un cas d’ESB dans les Ardennes. « Ce cas isolé implique pour la France un nouveau statut de pays à risque “contrôlé” ou “maîtrisé” en lieu et place du statut de pays “à risque négligeable” en place depuis le mois de juin 2015 », précise le communiqué. Néanmoins, ce nouveau statut n’impacte pas la réglementation sur les exportations d’animaux et de viandes bovines.