L'Insee a étudié l'impact des crises sanitaires (ESB, fièvre aphteuse et grippe aviaire) sur la filière de la viande. Selon une étude publiée mercredi, les chutes de consommation de la viande concernée peuvent atteindre de 20 à 30% sur deux ou trois mois. En revanche, l'impact de ces chocs sur les habitudes alimentaires dure peu. Les consommations de chaque type de viande retrouvent, la plupart du temps au bout d'un an environ, un niveau proche de celui d'avant la crise.

Lors de la première crise de l'ESB en 1996, la consommation intérieure de viande bovine a chuté de 20% sur trois mois. Mais elle a retrouvé six mois plus tard son niveau d'avant la crise. Le choc sera plus violent (baisse de 30% sur un mois) et plus durable pour la deuxième crise de l'ESB en 2000, et les effets se sont estompés au bout d'un an.

Pour la fièvre aphteuse du mouton, le scénario est différent. La consommation a baissé immédiatement de 23% entre février et mars 2001 et s'est maintenue à un niveau bas pendant toute la durée de l'embargo. Elle ne s'est ensuite que partiellement rétablie, restant à 10% environ en dessous de son niveau tendanciel.

Les effets à court terme de la grippe aviaire ont été plus modérés, avec une baisse de 7,5% de la consommation des ménages. L'Insee n'a pas pu apprécier les conséquences sur le long terme.

A.C.