Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Benoît Hamon ont réuni, jeudi matin, les professionnels des filières de la viande, les industriels et les distributeurs. Ils ont débattu ensemble des leviers possibles pour retrouver la confiance des consommateurs. « Chacun a su dépasser son intérêt personnel en tenant compte de l'intérêt général, s'est félicité Stéphane Le Foll lors de la conférence de presse organisée à l'issue de la réunion. Je suis satisfait de leur mobilisation. »

Les débats ont tourné autour de trois axes. Dans un premier temps, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a fait référence à la dimension européenne du débat sur la traçabilité. « Nous voulons accélérer les conclusions d'un rapport sur l'étiquetage des produits transformés. Les négociations débuteront lundi prochain. » Des premiers contacts ont été pris avec l'Allemagne, et le ministre affirme avoir le soutien du Royaume-Uni.

Ensuite, Stéphane Le Foll a exprimé sa volonté de voir les opérateurs français anticiper la lisibilité de l'origine de la viande utilisée dans les plats cuisinés. L'application d'une telle mention ne peut, pour l'heure, qu'être volontaire. « Certaines entreprises seraient prêtent à sauter le pas », confie Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire.

Enfin, les trois ministres ont insisté sur l'enseignement à tirer de la fraude. « Les différents maillons sont d'accord pour mettre en place une charte qui renforcerait les contrôles, indique Stéphane Le Foll. Deux groupes de travail seront mis en place. » L'un portera sur les contrôles et les indicateurs qui pourraient servir d'alerte. L'autre, piloté par Guillaume Garot, s'intéressera à l'amélioration de l'étiquetage et à la composition des matières premières utilisées dans les plats cuisinés. « Nous avons un mois pour travailler », précise Guillaume Garot.

Hélène Chaligne