Dans un communiqué du 2 décembre 2016, la FRSEA et Jeunes agriculteurs (JA) des Pays de la Loire dénoncent les distributeurs qui ne jouent pas le jeu du « cœur de gamme », en l’occurrence, Intermarché. La démarche avait été lancée cet été. « Il s’agit de sortir de la spirale infernale des prix bas et de s’engager vers une contractualisation des animaux de race bouchère, produisant une viande de qualité et savoureuse, selon des critères précis, expliquent les syndicats. Dans cette démarche, les éleveurs ont une rémunération correcte, qui couvre leurs coûts de production. »

Système U est le premier à avoir déployé cette démarche dans ses magasins. « Plusieurs milliers d’animaux dans les Pays de la Loire ont ainsi été commercialisés depuis l’été 2016 », assurent la FRSEA et JA. Carrefour est « en train de mettre en place la démarche ».

Intermarché accusé d’immobilisme

Sur le papier, toutes les enseignes se seraient engagées. Mais sur le terrain, il n’en serait rien. « Que vaut une signature si elle n’est pas suivie d’effet ? », interrogent les syndicats, en colère après Intermarché. L’enseigne au mousquetaire devrait d’ailleurs recevoir la visite d’éleveurs allaitants. « D’abord parce qu’Intermarché joue l’immobilisme sur le “cœur de gamme”, rappellent la FRSEA et JA. Ensuite, parce qu’Intermarché usurpe et insulte l’image des éleveurs dans sa communication scandaleuse “Intermarché : producteur – commerçant”. »