Cet appel fait suite à l’annonce par le gouvernement brésilien de la suspension de ses exportations de viande bovine vers la Chine après la découverte d’un cas atypique d’encéphalopathie spongiforme bovine au Matto Grosso.

Un marché ouvert depuis un an

« Voilà un an que le marché chinois est, de nouveau, ouvert aux viandes françaises et que la Chine a, très clairement, fait part de son souhait d’importer ces viandes [qui répondent] aux attentes d’une partie de ses consommateurs », rappelle le syndicat dans un communiqué diffusé ce 4 juin 2019.

« Un an que tous les opérateurs de la filière [française] se sont réjouis de cette ouverture, synonyme de création de valeur dans un secteur en proie à de grandes difficultés qui perd, chaque année, 1 200 éleveurs », poursuit-elle.

Mais voilà, selon la FNB, « à ce jour, malgré l’obtention de l’agrément permettant d’exporter vers ce pays par 5 entreprises (SVA Jean Rozé, Sicarev, Elivia, Puigrenier, Bigard), ce sont… 6 tonnes de viandes bovines françaises qui ont été expédiées ! »

L’excuse brésilienne ne tient plus

La faute à qui ? À « l’omniprésence de la concurrence brésilienne », assure la FNB, qui rapporte les propos qu’aurait tenus le représentant de « l’industriel majoritaire du secteur » lors d’une réunion de suivi du plan de filière organisée par le ministère de l’Agriculture.

« Les entreprises de notre filière n’ont, désormais, plus aucune excuse pour ne pas positionner nos viandes sur le marché chinois ! lance Bruno Dufayet, le président de la FNB cité dans le communiqué. Elles ont, aujourd’hui, une occasion unique de prouver qu’elles sont réellement attachées à créer de la valeur dans le secteur, pour mieux la faire redescendre dans nos cours de ferme. »

E.R.