Le 18 novembre, le conseil spécialisé viandes rouges de FranceAgriMer a débattu des points forts de la filière. Il est notamment revenu sur la situation des marchés en 2015. « Pour les bovins maigres, les exportations de broutards légers ont été dynamiques vers la Turquie jusqu’en septembre, note le conseil. Les ventes vers l’Italie sont stables mais se contractent vers l’Espagne. » Du côté des gros bovins finis, les abattages des vaches laitières sont en hausse sur les dix premiers mois de l’année. Les cotations des veaux de boucherie sur l’ensemble du marché européen reculent.

Quant aux ovins, sur les neuf premiers mois de l’année, les tonnages abattus sont stables. « Les exportations d’agneaux français ont toutefois progressé de 22 % par rapport à la même période de 2014, poursuit FranceAgriMer. Dans le même temps, les importations ont reculé de près de 12 %. »

FranceAgriMer liste les diverses levées d’embargos sur tout ou partie de la viande bovine française concrétisées cette année, notamment depuis que la France est indemne d’ESB :

- Arabie Saoudite, depuis le 13 octobre 2015 ;

- Afrique du Sud, pour la viande bovine désossée et les abats ainsi que les produits à base de viande thermiquement traités ;

- Singapour, pour les viandes de bovins de plus de 30 mois et les viandes désossées ;

- Vietnam, pour les viandes désossées d’animaux de moins de 30 mois ;

- Canada, depuis le 5 octobre 2015.

Des négociations se poursuivent pour d’autres produits et destinations, telles que la Chine, la Corée du Sud, Taïwan et la Malaisie.

Cap sur le veau de boucherie

À l’occasion de ce conseil, FranceAgriMer a mis l’accent sur la filière veau de boucherie. « Elle a élaboré sa stratégie à l’horizon 2025 et décliné un plan d’actions pour la période 2015-2017 », précise-t-il avant d’énumérer les cinq grands axes à travailler :

1/dynamiser la mise en marché et la consommation de veau ;

2/favoriser le renouvellement des éleveurs, améliorer l’attractivité du métier ;

3/définir et promouvoir un modèle d’atelier de production de veau moderne et durable ;

4/structurer la filière, améliorer son fonctionnement ;

5/pérenniser une filière attractive pour les éleveurs et reconnue par la société.

Enfin, le conseil a insisté sur la nécessité de développer la contractualisation, « notamment pour la production haut de gamme ainsi que la prise en compte d’un indicateur de coût de production dans les modes de contractualisation. » Le rapport du ministère faisant l’état des lieux de la contractualisation dans la filière bovine souligne que les organisations de producteurs ont un rôle central à jouer. « Il suggère aussi de réserver les incitations publiques (aides à l’amélioration de la performance des abattoirs, aides à la modernisation des élevages) aux acteurs qui s’inscrivent dans cette démarche », décrit FranceAgriMer.