Dans un communiqué daté du 1er août 2016, le département américain de l’Agriculture (USDA) indique avoir conclu un accord avec le ministère brésilien de l’Agriculture concernant l’échange de viande bovine. Il se félicite d’avoir rouvert l’accès au marché brésilien, jusqu’alors bloqué en raison du statut de États-Unis vis-à-vis de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine).

Maintenant que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) considère ce risque comme « négligeable », le Brésil lève ces barrières. « Nous encourageons les autres pays à faire de même », lance l’USDA.

« Des répercussions internationales » pour Rio

Du côté du Brésil, qui jusqu’alors n’exportait que du bœuf transformé aux États-Unis, le pouvoir en place se réjouit de pouvoir expédier aussi des viandes fraîches et congelées. Michel Temer, président brésilien par intérim, s’est félicité de cette décision, jugeant qu’elle aura « des répercussions internationales » et qu’elle « va aider à conquérir d’autres marchés. »

Sans compter la création d’emplois qui en découle, dans un pays où 11 millions de personnes seraient au chômage. Selon le gouvernement brésilien, les exportations débuteraient dans deux ou trois mois. En un an, ces ventes engendreraient des revenus supplémentaires d’environ 1 milliard de dollars. Le Brésil rappelle qu’en 2015, les exportations ont généré 6 milliards de dollars.

H.C.