La Coordination rurale « ne bloquera pas les abattoirs » et « elle s'étonne que la FNB (Fédération nationale bovine, association spécialisée de la FNSEA, NDLR) ait recours au rapport de force, alors qu'elle seule est représentée au niveau interprofessionnel », a affirmé l'organisation syndicale, lundi, dans un communiqué.

Interbev (interprofession du bétail et des viandes) « n'est pas un lieu de discorde, mais d'échange et d'avancées pour tous. C'est pourquoi la Coordination rurale souhaite y porter la voix de tous les agriculteurs qu'on exclut du débat : le pluralisme syndical doit être respecté », poursuit-elle.

Pour obtenir des prix rémunérateurs, « les aides d'Etat ou la contractualisation ne sont pas des solutions, il faut que les producteurs retrouvent du pouvoir face à leurs interlocuteurs. Pour cela, il faut une production régulée au niveau européen, en fonction des besoins du marché et sur la base de prix rémunérateurs », soutient la Coordination rurale.

Le travail de l'interprofession doit donc être de peser sur les responsables politiques européens pour « définir une politique agricole commune libérée des contraintes de l'OMC et construite dans cette optique : assurer des prix stables et rémunérateurs pour les agriculteurs qui ont à nourrir durablement plus de 500 millions de consommateurs », ajoute-t-elle.

« Tel devrait être le combat de la FNB au sein de l'interprofession et c'est sur ce terrain, et sur ce terrain seul, que la Coordination rurale est prête à apporter sa contribution », conclut-elle.

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