Trop c’est trop. « Les éleveurs de viande bovine sont plus que jamais en pleine crise : des prix de vente qui s’effondrent, des déficits fourragers très importants, des accords de libre-échange menaçants ou encore un gouvernement qui refuse d’agir pour une répartition de la valeur plus équitable », déplore la Confédération paysanne.

Intermarché dans le viseur

En plus de constater « l’échec » des plans de filières, le syndicat met en avant les récents vices d’étiquetage de la viande bovine, régulièrement dénoncés sur les réseaux sociaux.

Le dernier « scandale » en date est signé Intermarché. En cause, une côte de bœuf à griller importée d’Irlande… estampillée « viande bovine française ».

« Refuser de répartir la valeur, puis importer afin de continuer à maximiser les profits tout en maintenant les paysans sous une concurrence violente et dévastatrice : voilà le programme proposé par l’agro-industrie et la distribution ! » scande la Confédération paysanne.

Comme levier principal, le syndicat appelle le gouvernement et la DGCCRF, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, à sortir d’un « modèle de développement basé sur le libéralisme économique et la recherche de profit immédiat ».
Pour rappel, le président Macron et Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, se sont récemment exprimés en défaveur du Mercosur

A. Courty