« Ces retards de paiement placent les exploitants familiaux dans une situation compliquée pour gérer leurs exploitations », explique le Modef, qui « dénonce cette situation intenable pour les paysans dont les trésoreries sont mises à rude épreuve ».

« Dans un contexte de crise, il est essentiel pour les agriculteurs d’avoir une lisibilité des aides pour une gestion à long terme des exploitations. Afin de pallier cette situation, les exploitants familiaux ont recours à des prêts de trésorerie via leurs banques ou leurs coopératives. Ils sont alors prisonniers d’une spirale infernale où seuls les banquiers ont le pouvoir de décision », poursuit le syndicat.

« Dans un contexte de crises multiples qui fragile la santé psychologique des exploitants, le Modef appelle à la plus grande vigilance des pouvoirs publics. Nous demandons au gouvernement d’assurer les paiements des aides dans les délais annoncés, de réduire la pression des contrôles et de veiller à ce que tous les opérateurs impliqués (l’État, les DDT…) assurent leurs missions avec discernement », déclare le syndicat.

Enfin, le Modef « revendique la clarté sur les aides perçues en 2015 et 2016. Il faut faire la distinction entre les aides couplées, découplées, et les aides du second pilier pour donner la visibilité nécessaire à une bonne gestion des exploitations. Découragés et en colère, les exploitants familiaux revendiquent une plus grande lisibilité de leur portefeuille d’aides ».

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