Les deux quadragénaires ont reconnu les faits durant leur audition et ont été placés sous « contrôle judiciaire strict » mercredi soir, a précisé le procureur Laurent Czernik dans un communiqué.

Ce verger avait été saccagé en mai 2014 sous couvert de revendications « antipesticides ». Or il était engagé dans la charte des vergers écoresponsables, des variétés résistantes à la tavelure ayant été plantées il y a un mois. L’association Pommes du Limousin avait décidé de porter plainte aux côtés du producteur. L’affaire avait fait grand bruit dans toute la filière des pommes du département.

« Motivations écologistes floues »

Les suspects, nés respectivement en 1970 et 1975, ont dit avoir agi au nom du « Groupe action antipollution pesticide agricole (Gaapa) », une entité aux « motivations écologistes floues et peu profondes » et dont « ils étaient a priori les deux seuls membres », a relevé le procureur de Brive.

Les deux hommes ont également été mis en examen pour le saccage, en décembre 2015, de 1 300 jeunes arbres à Vigeois (Corrèze). Ils ont toutefois nié y avoir pris part malgré un mode opératoire identique. Une enquête de gendarmerie est toujours en cours sur le saccage du Vigeois.

I.E., avec l’AFP