L’interprofession fixe dix objectifs à la filière dans le plan qu’elle a rendu public ce 19 décembre 2017 :

Des pratiques plus durables

  • Lancer un programme de modernisation des bâtiments, en phase avec les attentes sociétales et celles des éleveurs.
  • Engager une démarche de progrès vers des pratiques plus durables (réduction de l’utilisation des antibiotiques, diminution de l’impact environnemental de l’alimentation des veaux, amélioration des conditions de transport des jeunes veaux)

Une filière rémunératrice et compétitive

  • Soumettre aux pouvoirs publics à la mi-2018 un contrat type retravaillé, renommé pour l’occasion « convention de partenariat » type et œuvrer au déploiement exhaustif du contrat, avec pour objectif 60 % de contrats signés à la fin de 2018 et 100 % à la fin de 2020.
  • Améliorer l’adéquation entre l’offre en jeunes veaux et les besoins de la filière. « Le travail pour améliorer la qualité des veaux de 8 jours a déjà débuté, en partenariat avec le Cniel, précise Alexandre Merle, président de la section du veau d’Interbev. Il nous faut également trouver des solutions pour limiter l’importation de petits veaux, en travaillant sur la saisonnalité des sorties des élevages laitiers français. Un système de contractualisation est à envisager. »
  • Structurer les filières des veaux sous signe de qualité pour réamorcer la croissance de la production des veaux sous Label Rouge/IGP, et doubler la production de veaux bio en 2023.

Des consommateurs mieux informés

  • Créer une segmentation partagée par la filière et approuvée par les consommateurs
  • Former un réseau d’ambassadeurs professionnels, éleveurs et bouchers, apte à prodiguer une information éclairée.
  • Favoriser la diffusion digitale de l’information.

Des produits adaptés aux nouvelles tendances de consommation

  • Promouvoir les démarches d’innovation.
  • Favoriser l’implantation des innovations dans les circuits de distribution.

Votre analyse du marché - Veaux

Tendance à la baisse

Avec l’accroissement de l’offre, les intégrateurs n’ont aucune difficulté à s’approvisionner. Ces derniers pratiquent un tri sévère dans les lots, face à une qualité qui s’amoindrit. Les éleveurs ne cherchent plus à garder leurs veaux pour les faire grossir, voyant les tarifs se dégrader semaine après semaine.