Une délégation de la Confédération paysanne a rencontré jeudi matin le directeur de l'Office de l'élevage, Yves Berger, au sujet des difficultés rencontrées par les éleveurs de veaux de boucherie. «Nous avons eu une écoute très attentive», a jugé René Louail, membre du comité national du syndicat, après la réunion de travail qu'il a également qualifiée de «positive».

«Nous sommes entièrement d'accord» avec la position de l'office qui «nous a réaffirmé son opposition à un plan de cessation d'activité» demandé par les intégrateurs, explique-t-il. Selon René Louail, l'office ne souhaite pas s'engager sur cette voie, alors qu'un plan de modernisation des bâtiments a été mis en oeuvre quelques années auparavant.

La Confédération paysanne demande quant à elle «des moyens pour aider au maintien de tous les éleveurs». Elle souhaite notamment que les relations entre éleveurs et intégrateurs soient remises à plat. L'Office de l'élevage va demander au ministère de l'Agriculture d'organiser une table ronde de la filière veau de boucherie, selon le syndicat.

Au sujet des primes à l'abattage (PAB) qui sont «en grande partie» récupérées par les intégrateurs, la Confédération paysanne veut s'adresser au ministère de l'Economie pour demander «un audit». Le syndicat juge cette pratique «illégale» et veut que «Bercy mène une enquête auprès de intégrateurs». Les PAB doivent «être reversées aux éleveurs avec un effet rétroactif depuis 2005», défend René Louail.

P.C.