Jusqu’à 1 % de croissance en 2019 et rebelote en 2020. Cette progression de la production laitière, à cheptel stable, devrait être majoritairement conduite par l’Irlande, la Pologne, le Danemark et le Royaume-Uni, hors considération du Brexit. Les livraisons françaises et allemandes devraient, quant à elles, rester stables sur les deux années à venir.

« Les averses printanières ont amélioré la productivité des prairies dans les principales régions productrices, rapporte la commission. L’augmentation des disponibilités et de la qualité de l’herbe devrait permettre d’assurer la fourniture fourragère des animaux sur le reste de la saison et de supporter la production européenne. »

Hausse des exportations de 4,5 % en 2019

La moindre disponibilité laitière chez nos principaux concurrents, que sont les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, plus durement touchés par les caprices climatiques en 2018, devrait jouer en faveur des exportations européennes de produits laitiers (en volume).

Sur le marché de la poudre de lait écrémé, la hausse attendue de la production est estimée à 3 % en 2019 et monte jusqu’à 5 % en 2020, en compensation partielle de la perte des stocks aussi bien publics que privés (voir le graphique ci-après). Résultat, les exportations en 2019, stimulées par la demande asiatique, sont vouées à progresser de 14 % par rapport à l’an passé, mais devraient fortement se tasser en 2020 (–10 %).

DG Agriculture and Rural Development, based on Eurostat

Du côté du beurre, la baisse régulière de la cotation européenne permet à l’Union de retrouver une position plus compétitive sur les marchés mondiaux. Bruxelles estime que les exportations devraient augmenter de 5 % cette année. La tendance à l’exportation est et devrait rester dynamique pour le lait liquide, le lait réengraissé en poudre et le fromage. Seule la poudre de lait entier semble échapper à la règle.

A. Courty