Dans un communiqué du 10 décembre 2018, la Commission européenne a fait part d’une proposition approuvée par les États membres, qui vise à prendre des mesures pour renforcer le niveau de protection des plantes dans l’Union européenne.

Lors d’une réunion à Bruxelles, des experts de tous les États membres ont approuvé une liste de 39 végétaux à haut risque : 35 plantes, 1 fruit, 1 légume et 1 type de bois. L’objectif de cette liste est d’interdire à titre provisoire leur introduction dans l’Union européenne jusqu’à l’achèvement d’une évaluation complète des risques pour la production agricole européenne.

Davantage de végétaux réglementés

Cette liste élargit le champ actuel des végétaux réglementés devant être accompagnés d’un certificat phytosanitaire spécifique à l’importation. Ces mesures prendront effet à partir du 14 décembre. Toutefois, cette exigence de certification ne s’applique pas aux bananes, ananas, noix de coco, durions et dattes, car ces fruits ne présentent pas de risque pour la production agricole européenne.

En outre, les États membres ont approuvé une décision précisant les procédures d’information et d’évaluation des risques à mener sur les plantes à haut risque avant qu’elles puissent accéder au marché de l’Union européenne. Par ailleurs, un accord a été conclu pour mettre à jour les exigences actuelles en matière d’importation, en particulier pour les fruits.

Harmoniser l’inspection des importations

Enfin, afin de renforcer encore la sécurité phytosanitaire sur tout le continent, un niveau minimal harmonisé d’inspection des importations de matériel végétal nouvellement réglementé sera introduit à partir de décembre 2019.

Saluant ce vote, Vytenis Andriukaitis, commissaire chargé de la Santé et de la Sécurité alimentaire, a déclaré : « Une mise en œuvre rapide du règlement sur la santé des végétaux est de la plus haute importance. Celle-ci renforcera non seulement notre lutte contre les organismes nuisibles, qui peuvent avoir une incidence majeure sur l’économie, mais aussi les contrôles aux frontières de l’Union européenne. Pour que cela fonctionne, j’invite les États membres à renforcer et à préparer les ressources nécessaires, notamment en personnel, afin de mener cette lutte. »

Voir la liste des végétaux interceptés aux frontières.