« L’augmentation du nombre d’échantillonnages n’est que de la poudre aux yeux quand on sait qu’aujourd’hui seuls 6 containers importés sur 5 000 sont contrôlés », clame la Coordination rurale le 21 août 2019 dans un communiqué mis en ligne sur son site internet. S’interrogeant sur l’application de l’article 44 de loi portant sur l’agriculture et l’alimentation qui interdit l’importation de denrées alimentaires ne correspondant pas aux normes européennes relatives aux produits phyto et vétérinaires ainsi qu’aux exigences d’identification et de traçabilité, le syndicat a reçu indirectement une réponse du ministre de l’Agriculture le 13 août.

Renforcement des contrôles en 2020

Interrogé par Éric Bothorel, député des Côtes-d’Armor, Didier Guillaume a annoncé que le service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières « sera renforcé en 2020 ». Une augmentation du nombre d’échantillonnages des lots importés et l’élargissement de la liste des substances recherchées devraient être mis en place.

La Coordination rurale estime que l’augmentation de l’échantillonnage ne permettra pas à la France de contrôler toutes ses importations. Seul point de satisfaction pour le syndicat : le projet porté par les autorités françaises de création d’un observatoire européen des risques sanitaires. Un outil qui rassemblerait toutes les données des États membres dans une même base et qui permettrait de déclencher des alertes ou d’orienter les contrôles, selon la Coordination rurale.

Alexis Marcotte