Ce montant inclut les dommages pour « différentes sortes d’entreprises de la chaîne de la volaille, comme les sociétés d’élevage, les élevages de poules pondeuses, les stations d’emballage des œufs et les fabricants de produits à base d’œufs », a précisé le ministère. À cette somme, vient s’ajouter le dommage direct des supermarchés, estimé entre 7 et 8 millions d’euros.

Une première évaluation revue à la hausse

D’après ce rapport du centre de recherches économiques de Wageningen commandé par le ministère, les dégâts moyens causés à chaque entreprise « varient et dépendent de la nature et de l’ampleur de l’entreprise ainsi que des mesures qui sont nécessaires pour supprimer le fipronil de l’élevage ». En août, le gouvernement avait évalué les pertes à au moins 33 millions d’euros tandis qu’une branche de la Fédération néerlandaise des agriculteurs et des maraîchers avait avancé le chiffre de 150 millions d’euros.

3,2 millions de poules contaminées ont été abattues

Aux Pays-Bas, plus de 250 élevages sont toujours à l’arrêt et au moins 3,2 millions de poules contaminées ont été abattues, a indiqué récemment Hennie de Haan, présidente de l’Association nationale des éleveurs de volaille NVP. Deux Néerlandais gérants d’une société de désinfection soupçonnés d’avoir utilisé le fipronil frauduleusement dans les élevages, arrêtés le 10 août, ont été remis en liberté au début d’octobre dans l’attente de leur procès.

Une crise à l’échelle européenne

La crise des œufs contaminés au fipronil s’est répandue en Europe en août après la découverte de la contamination au fipronil, un insecticide utilisé pour les animaux de compagnie mais dont l’utilisation est interdite dans l’Union européenne sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire. Des millions d’œufs avaient été détruits et retirés des rayons dans les supermarchés à travers l’Europe, l’affaire ayant même atteint Hong Kong.

AFP