Le Copa-Cogeca (organisations agricoles et coopératives de l'UE) a mis en garde les eurodéputés « contre l'impact catastrophique » qu'aurait un accord de libéralisation du commerce en cours de négociations entre l'UE et le Mercosur.

Il participait, lundi, avec l'association des premiers transformateurs de denrées alimentaires (Primary Food Processors, PFP), à un séminaire organisé au Parlement européen par les eurodéputés Jean-Pierre Audy et Michel Dantin.

Les secteurs agricoles européens les plus affectés seraient ceux de la viande, et également le sucre, le maïs ou encore les jus de fruit.

Le Copa-Cogeca a rappelé que selon une étude qu'il a publiée récemment le secteur agricole de l'UE encourrait des pertes allant jusqu'à 13 milliards d'euros.

« Cette même étude montre que le Mercosur est déjà grand exportateur de produits agricoles et alimentaires vers l'UE (...). Si un accord venait à être conclu, l'UE deviendrait dépendante d'une unique source externe en termes de sécurité alimentaire, ce qui la rendrait par là même dépendante des décisions de ces pays en termes climatiques ou politiques », a déclaré Gerd Sonnleitner, président du Copa.

« Une nouvelle étude publiée par la Commission reconnaît que le secteur agricole subirait des pertes considérables en conséquence d'un tel accord et que tous les Etats membres de l'UE seraient touchés par le nouveau contingent tarifaire en franchise de droits », a-t-il observé.

Les importations en provenance du Mercosur « ne respectent pas les normes européennes élevées en matière de protection de l'environnement et de qualité et il existe encore de nombreuses préoccupations quant aux aspects de sécurité de la production de viande dans ces pays, par exemple concernant la traçabilité », a aussi affirmé Gerd Sonnleitner.

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