Le rendez-vous était donné à 21h30. « Nous prenons ce vote comme une trahison… Une petite punition s’impose… », précisait un SMS envoyé à la presse en amont de la mobilisation. La punition en question est un mur en parpaing de 2,5 m de hauteur que les agriculteurs ont élevé pour empêcher l’accès à la permanence de la députée.

Alors que Christophe Lejeune, l’autre député de la Haute-Saône et lui aussi élu de la majorité, s’est abstenu concernant le Ceta, Barbara Bessot-Ballot a voté en sa faveur. Et ce, « malgré les mensonges du gouvernement notamment concernant les farines animales ». Une faute d’autant plus grave aux yeux des éleveurs, puisque 10 des 12 députés de la Franche-Comté ont voté contre le traité.

Promesses non-tenues

Selon l’AFP, citant le président de la FDSEA70, Mme Ballot avait pourtant promis aux éleveurs de ne pas ratifier le traité. Dans l’entourage de la députée, cependant, on dément. Aucune promesse de ce type, dit-on, n’avait été faite.

Qui croire ? La colère, en tout cas est bien réelle. « République en panne », « la viande française est meilleure que vous », ou « BBB les éleveurs vous remercient » : les messages, sur les pancartes ou à même le mur ne laissent aucun doute.

Ivan Logvenoff, avec l’AFP