Que ce soit aux champs ou dans les assiettes, en agriculture, c’est toujours la météo qui mène la danse. Cette année, la tomate a elle aussi pâti des intempéries au printemps. En l’absence de soleil, les consommateurs ont boudé les salades et autres gaspacho, malgré une production proche de la moyenne. Dans sa dernière note de conjoncture sur le secteur, le ministère note qu’« en juin 2018, les prix moyens de la tomate étaient inférieurs de 30 % à ceux de juin 2017 et de 26 % à la moyenne de 2013-2017 ».

Surfaces stables, production en légère baisse

Concernant la production, la tomate semblerait avoir traversé les difficultés de la campagne sans trop de dégâts. Et pour cause, « le mode de culture dominant, souligne le ministère, est la culture sous serre en abris hauts (87 % des surfaces). Le plein champ ne représentant qu’un dixième des surfaces, la plupart des plants ont donc été protégés des grêles et autres orages.

Au final, « la production nationale destinée au marché du frais (554 630 tonnes) de la campagne de 2018 diminuerait de 2 % par rapport à 2017 ». Le pic de production est attendu pour juillet.

Changement de fournisseurs

Les importations de tomates, avec près de 280 000 tonnes, sont restées proches de celle de l’année dernière. Cependant, remarque le ministère, « les importations marocaines (64 % des importations) ont diminué de 4 % mais celles en provenance de l’Espagne et des Pays-Bas ont vivement progressé. ». Les exportations, majoritairement constituées de réexportations, ont pour leur part diminué de 8 %. Au total, le déficit des échanges se creuse de 11 % en volume sur la période.

Ivan Logvenoff