Dans un communiqué publié ce lundi 10 octobre, l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) dénonce la non-suppression de la taxe sur la farine au sein du projet de loi de finances pour 2017, publié le 28 septembre 2016.

Un enjeu à 64 millions d’euros

L’ANMF déplore cette décision qui vient à la suite d’une parution récente d’un rapport parlementaire qui donnait raison aux demandes de la meunerie sur ce sujet. Lionel Deloingce, président de l’ANMF, rappelle aussi que la Cour des comptes signalait dans son rapport publié́ en 2014 que « les taxes sur les farines et les céréales figurent au nombre de celles dont le coût de gestion est le plus coûteux ».

Selon le communiqué de l’ANMF, le montant de la taxe représente 64 millions d’euros. « La non-suppression de la “taxe farine” met en péril 6 000 emplois directs et 35 000 emplois indirects, des emplois locaux non délocalisables », estime l’ANMF.

« La taxe sur la farine absorbe nos bénéfices depuis des années et, les difficultés conjoncturelles liées aux mauvaises récoltes s’additionnant, notre rentabilité est aujourd’hui à zéro », alarme son président.

C.L.J.