« Les terres agricoles subissent de lourds préjudices pour protéger Paris. Il faut construire des solutions d’indemnisation tenables », souligne la présidente de la FNSEA. Christiane Lambert, accompagnée de Christophe Hillairet, président de la chambre d’agriculture de l’Île-de-France, et Damien Greffin, président de la FRSEA, ont rencontré la maire de Paris, Anne Hidalgo, le 19 novembre. Objectif : faire entrer la profession agricole dans les comités de gestion des eaux dans l’Île-de-France.

Printemps 2016, hiver 2018, la Seine est sortie de son lit à deux reprises ces trois dernières années, provoquant des inondations majeures en amont et en aval de Paris. La profession agricole souhaite mettre en place un observatoire des terres agricoles permettant de cartographier les surfaces inondées et inondables.

L’objectif est d’y recenser les exploitations agricoles impactées par les inondations et les surinondations, provoquées pour protéger les zones urbaines des crues. Un phénomène qui touche directement les agriculteurs, les champs servant de bacs tampons en aval de Paris pour absorber le trop-plein. Certains agriculteurs seine-et-marnais ont été inondés pendant trois mois à l’hiver 2018, avec des répercussions considérables sur les prochaines campagnes de culture.

La FRSEA a proposé de mettre en place une indemnisation graduelle selon la durée et l’intensité des surinondations afin de coller au plus près du dommage subi par les agriculteurs. Un fonds alimenté par les établissements publics EPTB Seine Grands Lacs, Voies navigables de France et les collectivités, dont la Ville de Paris, permettrait de parer aux dépenses.

3 000 hectares ont été inondés à l’hiver 2018 sur les départements de la Seine-et-Marne et des Yvelines.

Pauline Bourdois