Le tribunal de commerce de Carcassonne a retenu, le 5 juillet 2013, l'offre de reprise du fondateur de l'entreprise Spanghero, Laurent Spanghero, qui s'est engagé à sauver 90 des 230 emplois de cette entreprise agroalimentaire menacée de disparition après le scandale de la viande de cheval.

Le tribunal « homologue le plan de cession de la SAS Spanghero au profit de Laurent Spanghero » et « prend acte de la reprise de 90 salariés », indique le jugement.

Le tribunal « prend acte de ce que M. Spanghero s'engage à ne pas céder les actifs pendant cinq ans et à garder le personnel repris au moins pendant deux ans » et ajoute que la « prise de possession sera immédiate ».

Laurent Spanghero, 74 ans, issu d'une famille illustre du rugby français, avait fondé la société à Castelnaudary, dans l'Aude, en 1970 avec son frère Claude avant de la céder en 2009 pour un euro symbolique à la coopérative basque Lur Berri.

A ses côtés, dans le projet de reprise figurent deux associés, un promoteur immobilier de Narbonne Jacques Blanc et la société de capital-risque Investeam.

La société Spanghero avait été désignée, à la mi-février, comme un acteur primordial du scandale par le gouvernement. La société, affirmait le gouvernement, revendait en connaissance de cause de la viande chevaline comme viande de boeuf. Cette viande était achetée par des entreprises fabriquant elles-mêmes des plats cuisinés pour de grandes enseignes. Une enquête judiciaire est toujours en cours à Paris.

Alain Cardinaux