« L'extension des zones vulnérables est une douche froide pour le Massif central, a lancé Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif central, lors d'un point de presse mercredi au Sommet de l'élevage (Puy de Dôme). Les classements font froid dans le dos. »

La FNSEA rappelle que les changements de critère des normes relatives aux zones vulnérables font basculer un grand nombre de régions d'élevage. Le syndicat alerte sur l'impact de ces normes sur des éleveurs installés dans des zones déjà considérées comme « difficiles ».

« Nous sommes dans une région où il y a peu de paille, donc beaucoup de systèmes sur caillebotis », rappelle Patrick Bénézit. La restriction des calendriers d'épandage obligerait les éleveurs à s'organiser pour stocker davantage de lisier.

« Les investissements en élevage sont colossaux, poursuit-il. De plus, la directive interdit l'épandage sur les pentes. Or, ces dernières sont la définition même des zones difficiles dans lesquelles beaucoup d'éleveurs du Massif central exploitent. Si on ne peut ni épandre ni cultiver sur ces pentes, que fait-on ? »

La FNSEA propose une révision des fondamentaux de la directive nitrates région par région, et recevra le 23 octobre 2014 sur une exploitation agricole Karl Falkenberg, le directeur général de l'environnement à la Commission européenne. « Nous souhaitons lui montrer que les normes sont inapplicables en l'état », explique Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA.

Hélène Chaligne