« Ces nouveautés (qui s’ajoutent à celles déjà validées en 2018, NDLR) permettent de doter la filière d’un outil puissant pour créer de la valeur partagée entre les membres de la filière, les consommateurs et la société », explique le communiqué publié à l’issue de l’assemblée. Ainsi, le futur cahier des charges se veut garant d’un modèle agricole « extensif » basé sur « des fermes à taille humaine et transmissibles ».

Préserver une agriculture traditionnelle

Parmi les nouveautés de 2019, le quota à 1,2 million de litres de lait par an et par exploitation décidé l’an passé se voit associé à une limitation du nombre de vaches par agriculteur avec « 50 vaches laitières au maximum pour le chef d’exploitation, 90 pour 2 UMO, 130 pour 3 UMO » et ainsi de suite, avec au plus un salarié pris en compte dans le calcul.

Sur le volet environnemental, le nouveau texte demande la « valorisation prioritaire des effluents produits par les élevages en AOP » et abaisse à 100 unités d’azote par hectare la possibilité de fertilisation des parcelles à base d’effluents liquides.

Un point d’honneur a également été mis sur la provenance des fourrages consommés sur l’exploitation avec au moins 80 % des volumes en « origine zone AOP Comté », et au minimum 95 % pour les fourrages secs de la ration de base des laitières et taries.

Garantir le bien-être des animaux

Concernant la santé du troupeau, le bilan sanitaire d’exploitation annuel devra désormais comprendre une évaluation du bien-être des animaux et l’utilisation d’antibiotiques ne sera permise qu’avec préconisation vétérinaire.

Au bâtiment, la propreté des abreuvoirs s’invite dans le cahier des charges et la mise à disposition de fourrage à volonté devient obligatoire.

Il est à noter que le futur cahier des charges, soumis à la validation de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) et de la Commission européenne, s’appliquera également à « préserver le tissu de fruitières » en encadrant la croissance annuelle des ateliers.

A. Courty