« Malgré une hausse de 8 % des surfaces européennes de maïs semence, les cultures ont été impactées par les à-coups climatiques de l’été 2019 et les rendements sont évalués en dessous des objectifs », a annoncé la FNPSMS (1) dans un communiqué le 10 octobre 2019. Si les stocks sont en baisse à la fin de la campagne de vente de 2019 en raison d’un marché européen dynamique, cette diminution pourrait se poursuivre en 2020, à la suite des difficultés de production de l’année 2019 et de la conjoncture soutenue des marchés.

Rendements en berne

En France, l’impact des difficultés climatiques a été limité grâce à « un haut niveau technique des producteurs français », affirme la fédération. Entre 90 et 95 % de l’objectif de rendement a été atteint. Pour rappel, la filière du maïs semence représente 68 500 ha en France, plaçant le pays en position de leader. Dans le reste de l’Europe, il a été plus difficile de faire face aux conditions climatiques et les productions ne sont pas non plus à la hauteur. En Hongrie par exemple, seuls 88 à 93 % de l’objectif est atteint.

« À ce contexte de production déficitaire dans l’UE et de stocks en diminution s’ajoute le déclassement de doses traitées Thirame et Mesurol, précise la FNPSMS. Le déficit de doses disponibles sur le marché est estimé à près de 3 millions d’unités par rapport au plan de production initial. » En conséquence, une forte demande pour la meilleure génétique est attendue pour les prochains semis.

Par ailleurs, face aux conditions d’implantations difficiles, les producteurs de l’Europe de l’Ouest pourraient privilégier le maïs grain. La tendance s’inverserait en Europe du Nord, où les stocks fourragers ont été fortement impactés par la sécheresse et les producteurs favoriseraient le semis de maïs fourrage. « Plus à l’Est, les signaux positifs des récoltes en cours devraient contribuer au développement du maïs grain en Ukraine, Roumanie et Russie », complète la FNPSMS.

J. Papin

(1) Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho.