FranceAgriMer a publié le 19 février 2016 sur son site internet que l’importation de semences bovines sexées fait l’objet d’un nouveau certificat sanitaire d’exportation. Les autorités européennes et françaises ont reçu, le 11 février, une notification de l’Animal and Plant Health Inspection Service (Aphis) de l’United States Department of Agriculture (USDA).

« L’Aphis considère que le processus de tri du sexe pourrait introduire une contamination croisée entre du sperme provenant d’animaux testés pour répondre aux exigences actuelles d’importation de l’Aphis et ceux qui ne le seraient pas », informe FranceAgriMer. Ainsi, l’Aphis demande que, dans les 60 jours suivant la communication de ces restrictions, un nouveau certificat sanitaire d’exportation soit utilisé, induisant donc un nouvel agrément entre les autorités américaines et européennes.

Outre leur certificat sanitaire, les pays qui souhaiteraient poursuivre l’exportation de semences doivent présenter des documents attestant de la conformité des produits. Il est notamment exigé que les semences soient collectées et traitées sous la supervision d’un vétérinaire certifié, et être maintenues sous scellés avant et après le sexage. Que l’installation de sexage soit située dans le pays où le sperme a été recueilli, et qu’il respecte un protocole de nettoyage certifié par l’USDA. S’agissant des embryons, si une semence sexée est utilisée pour l’insémination, les mêmes exigences doivent être respectées. L’Aphis tiendra une liste des opérateurs agréés sur son site internet.

« Cette mesure, imposée de manière unilatérale par l’Aphis sans qu’aucune justification technique ne soit avancée, fera l’objet d’une réaction des autorités françaises, et probablement européennes, visant à s’y opposer et à la faire lever », assure FranceAgriMer en conclusion de sa publication.

H.C.