« Depuis avril 2016, le déficit pluviométrique est de l’ordre de 320 mm sur le département, ce qui représente sur cette période – 36 % de pluie par rapport à une année normale », écrit dans un communiqué la préfecture au lendemain de la réunion d’un comité sécheresse.

Des restrictions entre 10 heures et 18 heures

« Même si les stocks actuels dans les barrages permettent de satisfaire les besoins en eau à moyen terme », les autorités jugent « nécessaire d’anticiper une éventuelle prolongation de la sécheresse ».

À ce titre, de nouvelles mesures de restriction ont été validées mardi par le comité sécheresse comme l’interdiction de vider et remplir les piscines familiales, d’arroser les pelouses et massifs floraux publics ou privés, les potagers familiaux entre 10 heures et 18 heures ou encore l’interdiction d’irrigation agricole entre 10 heures et 18 heures. Les cultures sous serres et l’utilisation d’effluents issus d’une installation classée dans le respect de l’autorisation préfectorale sont exclues de cette mesure.

« Les mesures prises dès janvier ont permis de reconstituer les stocks d’eau dans les principales retenues départementales. Toutefois, les pluies de cet hiver n’ont pas permis de recharger les nappes d’eau souterraines, qui présentent un niveau historiquement bas pour un mois de mai », poursuit le communiqué. Ainsi, les débits des cours d’eau depuis cet automne sont « les plus bas jamais observés et sont très largement inférieurs aux années de référence dites “sèches” comme 1976, 1990, 2003 ou encore 2011. »

Avec l’AFP