Depuis septembre dernier, le déficit pluviométrique ne cesse de se creuser. La commission de suivi hydrologique du Comité national de l’eau relève : « Depuis l’été 2016, les précipitations ont été insuffisantes pour recharger les niveaux des eaux souterraines et alimenter normalement les rivières. »

Si les dernières pluies du mois de mai ont permis une brève augmentation des débits de certains cours d’eau, elles n’ont pas été suffisantes pour un retour aux valeurs normales de saison. Par ailleurs, les fortes températures de ces dernières semaines ont accentué l’assèchement des sols, notamment dans les Hauts-de-France et une partie de la Région du Grand-Est.

« La mobilisation des agriculteurs est nécessaire »

Selon un communiqué du 26 juin 2017, des consignes aux préfets devraient prochainement être données dans le but de suivre l’évolution de la situation et de prendre des mesures pour préserver les usages prioritaires de l’eau. Dans sa déclaration, le ministère rappelle également aux particuliers non soumis à des restrictions, les règles de base permettant de maîtriser la consommation d’eau dans les usages quotidiens.

« Si 25 % de la consommation d’eau en France relève de la sphère domestique, 50 %, concentrée sur le printemps et l’été, relève de la sphère agricole. Une mobilisation de tous, y compris des agriculteurs sur l’irrigation est nécessaire dans les zones où des restrictions sont déjà prévisibles », note le ministère de la Transition écologique avant d’ajouter que « les organismes uniques de gestion collective (OUGC), qui répartissent les quotas entre les irrigants, pourront dès cette année être force de proposition auprès des préfets en identifiant les mesures à privilégier pour un juste équilibre des usages. »

Selon le site Propluvia, au 26 juin 2017, 38 départements ont déjà mis en œuvre des mesures de restriction des usages de l’eau (contre 29 départements à la date du 21 juin).

M.S.