Avec un déficit pluviométrique proche de 30 % sur les six derniers mois, le mois de mai avait démarré avec un indice d’humidité des sols négatif sur l’ensemble du pays, excepté sur le quart sud-est.

Lors de la première quinzaine de mai, les perturbations ont permis d’apporter de 30 à 80 mm d’eau sur l’ensemble de l’Hexagone, hormis sur les rivages de la Méditerranée et le long des frontières du Nord.

À partir du 20 mai, le thermomètre a grimpé et la sécheresse s’est à nouveau accentuée avec des chaleurs records enregistrées entre le 24 et le 28 mai.

Les sols superficiels sont toujours secs et le déficit d’humidité est marqué dans les départements du Nord, de l’Aisne à la Moselle, mais également en Corse où les précipitations sont quasi absentes depuis le début de mars. Dans ces régions, la situation reste préoccupante et les précipitations des prochaines semaines seront déterminantes.

A contrario, l’état hydrique des sols s’est nettement amélioré dans l’ouest du pays, notamment grâce aux pluies orageuses de ces derniers jours. Dans ces zones, l’indice d’humidité des sols revient progressivement à la normale.

Une succession d’épisodes pluvieux attendue jusqu’à la mi-juin.

Météo-France prévoit une succession d’épisodes pluvieux pour les prochains jours. « La première quinzaine de juin s’annonce humide sur l’ensemble du territoire. Au contraire, les deux dernières semaines du mois devraient être plus sèches », annonce Jean-Michel Soubeyroux, tout en précisant qu’il s’agit de prévisions et non de certitudes.

À plus long terme, sur les mois de juin, juillet et août, les modèles indiquent une probabilité à 50 % d’avoir des températures au-dessus des normales saisonnières cet été ; probabilité qui monte à 60 % sur le pourtour méditerranéen. En revanche, ces prévisions ne donnent aucune indication sur d’éventuels épisodes de canicule, ni sur les pluies. « Les précipitations estivales, qui prennent généralement des formes orageuses, restent difficiles à prévoir à moyen terme », selon Météo-France.

M.S.