Au début du mois de juillet, Bruxelles a accordé des dérogations sur les critères de verdissement à huit états membres du nord de l’Union, ainsi qu’au Portugal. Deux semaines plus tard, la sécheresse s’étend à l’Allemagne, au Royaume-Uni, et à la France.

Face à l’ampleur du phénomène, la Commission annonce deux mesures :

  • La possibilité de verser un acompte allant jusqu’à 70 % des paiements directs et 85 % des aides au titre du développement rural à partir de la mi octobre ;
  • Des dérogations aux critères de verdissement.

Dérogations aux critères de verdissement

La Commission souligne dans son communiqué que « la réduction dans la production de fourrage aura un effet particulièrement fort sur le revenu des éleveurs ». En plus de l’augmentation des acomptes, elle étend ainsi les dérogations concernant les critères de verdissement à tous les états membres.

Sous réserve d’une autorisation de leur gouvernement, les agriculteurs pourront organiser la production de fourrage sans avoir à respecter ni les critères de diversification des cultures, ni les exigences des zones d’intérêt écologique. Les jachères pourront donc être récoltées.

Rappel des dispositifs existants

Dans son communiqué, la Commission rappelle enfin les moyens à disposition des états pour aider les agriculteurs directement sans son intervention :

  • La modification des programmes de développement rural ;
  • Le soutien direct à hauteur de 15 000 € par agriculteur sur trois ans ;
  • L’indemnisation jusqu’à 100 % des actions de restauration des outils de production si l’état de catastrophe naturelle a été déclaré (semis de prairies par exemple) ;
  • La création de fonds de mutualisation pour indemniser les exploitants touchés.

Toutes ces mesures sont à l’initiative de l’état membre, sur son budget propre. Reste à voir comment Paris s’emparera des possibilités offertes par Bruxelles.

Ivan Logvenoff