« Depuis le mois de juin, la France connaît un important épisode de sécheresse qui touche particulièrement le centre du pays », rappelle le ministère de la Transition écologique, dans un communiqué de presse diffusé suite à la troisième réunion annuelle du comité de suivi hydrologique.

Limitation ou suspension des usages de l’eau

85 départements sont soumis, au moins sur une partie de leur territoire, à des mesures de limitation ou de suspension des usages de l’eau. 20 % du territoire métropolitain est concerné par des mesures de crise. À titre de comparaison, sur la même période, la superficie de la France métropolitaine concernée par des mesures de crise était de 4 % en 2018, de 13 % en 2017 et de 2 % en 2016.

« Après un déficit pluviométrique de 20 % durant l’hiver et le printemps et une faible recharge des nappes souterraines, la sécheresse des sols est particulièrement sévère sur le centre de la France, constate le ministère. Les débits des cours d’eau et le niveau des nappes y sont également bas. »

Usage économe de la ressource

« Pour limiter les conséquences de la sécheresse, il convient d’adopter un usage économe de la ressource en eau, insiste le ministère. La sobriété des usages de l’eau est l’affaire de tous : les secteurs agricole et industriel, les collectivités et le grand public. Les Assises de l’eau, clôturées le 1er juillet dernier, ont permis d’établir une feuille de route d’une vingtaine d’actions, notamment en faveur de l’économie de la ressource en eau et de son partage. »

Au cours de l’épisode de sécheresse estivale, des consignes ont été données par les préfets pour suivre l’évolution de la situation et prendre les mesures nécessaires de limitation et de suspension des usages. 41 départements ont pris, sur certaines zones, des arrêtés de crise imposant l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires (irrigation, lavage de voiture, arrosage de jardins, remplissage des piscines…) afin de préserver les usages prioritaires (sécurité et salubrité publique, alimentation en eau potable).

Synthèse de travaux en décembre 2019

Le ministère explique que ses services déconcentrés et l’Agence française pour la biodiversité sont mobilisés « pour veiller à la bonne exécution du suivi de la situation et de la mise en œuvre des mesures de limitation ou de suspension des usages de l’eau en effectuant des contrôles. »

« Les ministres confient au Conseil général de l’environnement et du développement durable une mission d’évaluation de la gestion de la sécheresse par les services. Une synthèse des travaux est attendue en décembre 2019. La vigilance sur la situation hydrologique reste entière tant que les niveaux des cours d’eau ne sont pas revenus au-dessus de leurs niveaux d’alerte. »