Les maires de l’Usapr (Union pour la sauvegarde des activités pastorales) réunis en assemblée générale, le 9 juin, à Valence dans la Drôme ont demandé un rendez-vous aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique pour qu’ils prennent « la mesure des enjeux générés par la présence du loup sur leurs communes. »

La réunion des élus en plein contexte électoral a tout de même été marquée par la présence de nouveaux départements comme la Meurthe-et-Moselle ou les Vosges, et même l’Eure-et-Loir. « Le Centre n’est pas encore touché par la prédation, mais le responsable anticipe. Il est conscient des problèmes que la présence du prédateur engendre », souligne Pierre-Yves Bonnivard, président de l’Usapr et maire de Saint-Colomban-des-Villards, en Savoie.

La situation s’est encore aggravée

Dans ce petit village, d’à peine 200 habitants, perché à 1 100 mètres d’altitude, la situation s’est encore aggravée. La première attaque eut lieu dans la nuit du 4 au 5 avril dernier. « À moins de 50 mètres de l’église, déclare Pierre-Yves Bonnivard. Les loups ont tué 25 moutons ce jour-là. Aujourd’hui, nous dénombrons plus de dix attaques pour plus de 50 bêtes tuées. » Pourtant, deux loups ont été abattus sur la commune depuis juillet 2016 (une louve en juillet par la brigade loup et un jeune mâle en octobre par un chasseur). « Plusieurs personnes ont vu des loups rôder autour des maisons du village au cours du printemps », ajoute-t-il.

L’Usapr organisera prochainement les rencontres du col du Glandon, du 18 au 20 août. Plusieurs pays européens seront présents cette année. « Pour montrer que les problèmes de la prédation sont présents un peu partout », déclare Pierre-Yves Bonnivard.

M.-F. M.