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Tuberculose bovine : les mesures de lutte

Santé animale
 - Tuberculose bovine : les mesures de lutte
© Cédric Faimali/GFA

Le ministère de l’Agriculture a publié au Bulletin officiel une instruction technique décrivant les mesures de surveillance et de luttte en cas de découverte d’un cas de cette maladie infectieuse dans la faune sauvage.

Cette instruction met en application l’arrêté du 7 décembre 2016 sur la lutte contre la tuberculose bovine. Elle déroule les mesures à mettre en œuvre lorsqu’un animal de la faune sauvage (cervidés, sangliers, blaireaux, qui sont des réservoirs ou des hôtes de la bactérie en cause) est identifié infecté.

Limiter les risques de diffusion

Ces mesures ont pour but de limiter les risques de diffusion aux espèces sauvages :

  • en optimisant les pratiques de chasse (l’élimination des viscères par exemple),
  • en évitant les facteurs de regroupement des animaux (modification des pratiques d’alimentation de la faune),
  • en diminuant les densités des populations (régulation des populations de blaireaux, augmentation et réalisation de tableaux de chasse, organisation de battues administratives, interdiction de lâcher de gibier d’espèces sensibles à la tuberculose…).

Elles doivent également permettre de :

  • identifier les risques de diffusion hors des zones reconnues infectées,
  • assurer une surveillance au sein des élevages de gibiers, bovins, caprins, ovins et au sein des espèces sauvages sensibles,
  • informer des risques de contamination les populations exposées lors de la manipulation des carcasses ou trophées et de la consommation de carcasses infectées.

Conserver le statut indemne

La tuberculose bovine est une maladie infectieuse (principalement due à Mycobacterium bovis) transmissible à l’homme et à de nombreuses espèces. C’est une maladie réglementée de première catégorie chez toutes les espèces de mammifères.

Enjeu économique

La France est officiellement indemne depuis 2001, ce qui lui permet d’exporter sans contrainte sanitaire des bovins vers les autres États membres de l’Union européenne. Conserver ce statut est donc un enjeu économique considérable pour la filière bovine. Cependant, depuis 2004, on assiste à une augmentation du nombre de foyers sur certains territoires, notamment en Côte-d’Or, Dordogne, Charente, Pyrénées-Atlantiques et Landes.

Le réservoir principal de Mycobacterium bovis est constitué par les bovins, à partir desquels l’environnement et la faune sauvage peuvent être contaminés. Les populations d’animaux sauvages peuvent alors éventuellement devenir à leur tour réservoir ou hôte de liaison. Depuis 2001, des cas ont été mis en évidence sur des cerfs, des sangliers, des blaireaux et quelques chevreuils et renards à proximité de foyers domestiques. Afin d’éviter que l’infection ne se pérennise dans les populations de sangliers, cervidés et blaireaux infectés et que ceux-ci ne constituent des réservoirs, il est nécessaire de prendre des mesures de police sanitaire.

E.C.

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