Bruno Le Maire a donné, mardi, le coup d'envoi des États-Généraux du sanitaire. Le ministre a assuré les professionnels réunis pour l'occasion que « la sécurité sanitaire dans les secteurs végétal et animal est une responsabilité essentielle pour le ministre chargé de l'Agriculture mais aussi de l'Alimentation ». C'est également « un enjeu complexe, sensible et stratégique pour l'agriculture ».

 Quatre groupes de travail vont s'employer à redéfinir la politique de sécurité sanitaire de l'Hexagone. Le premier traitera de la gouvernance en santé animale, le second des moyens de surveillance dans le domaine de la santé animale, le troisième du domaine phytosanitaire, et le dernier du financement et de la mutualisation.

 L'objectif fixé par le ministre est clair: « moderniser notre organisation sanitaire » en misant sur le préventif. « Plutôt que de financer les pertes, nous devons investir dans la prévention. »

 Attendues à la mi-avril, les conclusions de ces états-généraux « déboucheront sur un plan d'actions concret, a promis Bruno Le Maire. Je vous invite à être ambitieux. Les dispositions législatives seront prises par une ordonnance dans un délai d'un an après la publication de la loi de modernisation agricole (LMA). C'est donc une partie de [l']avenir [de l'agriculture] et de sa compétitivité qu'il vous appartient de construire aujourd'hui. »

A aucun moment, le ministre de l'Agriculture n'a fait mention des moyens budgétaires dont il dispose pour cette politique sanitaire rénovée. Pascal Briand, la directrice générale de la Direction générale de l'alimentation, a répondu qu'il était trop tôt pour aborder ce point. Seule certitude, le ministre préfère investir dans le préventif, notamment la création de dispositifs d'épidémio-surveillance, ou le développement « des bons outils de financement et de couverture des risques sanitaires » (fonds de mutualisation et développement de l'assurance).

E.R.