Le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé, le 20 septembre 2019, une consultation publique concernant le projet d’arrêté qui étendrait la période de chasse du sanglier jusqu’au 31 mars.

L’exposé des motifs sur la consultation publique indique que « la durée de la période de chasse est un des facteurs clefs permettant d’optimiser la régulation du sanglier », en précisant « qu’à ce jour, le sanglier peut être chassé […] du 1er juin jusqu’au dernier jour de février ».

La consultation publique est ouverte jusqu’au 12 octobre 2019.

« La solution n’est certainement pas de prolonger sa chasse »

Dans un communiqué du 23 septembre 2019, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) estime que « la solution n’est certainement pas de prolonger la chasse d’un mois de plus, engendrant toujours plus de limitation pour les autres usagers de la nature, et un dérangement de la faune sauvage en pleine reproduction ». Elle propose l’interdiction de l’agrainage et de l’élevage de sangliers, la fin des enclos de chasse et même de laisser le loup, leur prédateur, se développer. Elle ajoute : « Résoudre durablement la problématique du sanglier passe également par une refonte en profondeur du modèle agricole intensif qui encourage l’expansion continue des productions céréalières. »

Suzie Terrier