Pour réagir à la baisse du pouvoir d’achat des Russes à cause de la hausse des prix des produits alimentaires, le président russe Vladimir Poutine a chargé le gouvernement de préparer des mesures pour encadrer les prix.

Contrôle des prix par l’État

Se sont ensuivies des annonces de quotas d’exportations sur les céréales ainsi que des prix à ne pas dépasser pour la vente en gros et au détail de sucre et d’huile de tournesol.

Des accords sur la stabilisation des prix du sucre ont été prolongés jusqu’au 1er juin 2021, et jusqu’au 1er octobre 2021 pour l’huile de tournesol, Vladimir Poutine déclarant qu’il n’y avait « rien de mal » à ce que les producteurs fassent moins de bénéfices. Des voix se sont élevées contre ces mesures.

8,2 % d’inflation sur les produits alimentaires

En effet, si l’inflation en Russie se stabilise à 5,8 %, selon l’agence des statistiques Rosstat, elle reste importante pour les produits alimentaires (+8,2 %), notamment les produits de base : le sucre a bondi de 48 %, l’huile de tournesol de 27 %.

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Cela résulte d’une hausse des prix des matières premières provoquée par les espoirs de reprise économique après la pandémie, mais aussi par une météo défavorable et des chaînes d’approvisionnement fragilisées par la crise du coronavirus.

Renaud d’Hardivilliers, avec l’AFP