La régression des zones d’expansion des crues (ZEC) inquiète l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs, dont une mission est de prévenir le risque inondation. Il convoquait la presse, le 17 septembre, pour souligner l’importance de ces espaces, souvent agricoles, qui permettent d’écrêter les crues en stockant temporairement l’eau et de freiner les flots par leur couvert végétal.

Virginie Laurent-Delorme, hydrogéomorphologue, insistait sur leur « multifonctionnalité » : « En été, les ZEC soutiennent l’étiage en restituant l’eau. Avec un avantage sur les retenues collinaires : l’eau stockée sous terre ne s’évapore pas. » Les ZEC contribuent aussi à rafraîchir l’air par temps chaud, reçoivent les limons fertiles déposés par les crues, filtrent l’eau et sont des réservoirs de biodiversité.

L’EPTB veut sensibiliser les acteurs locaux à leur préservation. Il a lancé un travail en avril avec cinq sites pilotes. Mais l’« urgence » est de freiner partout l’urbanisation des zones inondables.

Bérengère Lafeuille