Dans un communiqué du 10 décembre 2014, Irrigants de France dénonce « le manque de concertation » et un « déni de démocratie ». « Suite à un important travail de concertation avec l'ensemble des parties prenantes », explique le syndicat, le Comité national de l'eau (instance de concertation chargée de la politique de l'eau) avait approuvé les propositions de critères d'un projet territorial présentées par le rapporteur de la commission de suivi hydrologique le 18 décembre 2013. « Un dispositif souple, simple et efficace », selon le syndicat.

Au final, les directeurs d'agence de l'eau vont recevoir prochainement un texte « sorti du chapeau du ministère de l'Écologie, bien loin des propositions initiales », selon le syndicat d'après la proposition faite au dernier CNE du 9 décembre 2014.

« A l'heure où l'on parle de simplification des normes, [cette proposition] devient un parfait contre-exemple : plus contraignante, plus rigide, elle risque de cristalliser à nouveau bien des discussions autour de projets locaux », estime Irrigants de France, qui se demande si ce retournement de situation ne provient pas de la polémique sur le projet de Sivens.

Pour rappel, s'inscrire dans un projet territorial (proposition du député Philippe Martin dans son rapport sur la gestion de l'eau en agriculture) permet aux projets de retenues de bénéficier d'aides financières des agences de l'eau.